À seulement 32 ans, Amina Diallo a réussi l'impossible : créer une application de paiement mobile qui connecte des millions d'utilisateurs à travers l'Afrique et l'Europe. Son parcours, de Paris à la Silicon Valley, est une source d'inspiration pour toute une génération d'entrepreneurs.
Les débuts à Paris
Née dans le 18ème arrondissement de Paris de parents sénégalais, Amina a grandi entre deux cultures. Après des études brillantes à l'École Polytechnique, elle rejoint une grande banque française où elle découvre les limites des systèmes de paiement traditionnels pour les transferts d'argent vers l'Afrique.
"Je voyais mes parents galérer pour envoyer de l'argent à notre famille au Sénégal. Les frais étaient exorbitants et les délais interminables. Je me suis dit qu'il devait y avoir une meilleure solution."
La naissance de PayAfrik
En 2020, en pleine pandémie, Amina quitte son poste confortable pour se lancer dans l'aventure entrepreneuriale. Elle fonde PayAfrik, une application qui permet de transférer de l'argent instantanément entre l'Europe et l'Afrique avec des frais réduits de 80%.
Les défis à surmonter
Le chemin n'a pas été simple. Amina raconte les difficultés rencontrées :
- Lever des fonds en tant que femme noire dans la tech
- Naviguer dans les réglementations bancaires complexes
- Convaincre les utilisateurs de faire confiance à une nouvelle solution
- Recruter une équipe talentueuse avec des ressources limitées
Le succès arrive
Aujourd'hui, PayAfrik compte plus de 2 millions d'utilisateurs et a levé 15 millions d'euros auprès d'investisseurs prestigieux de la Silicon Valley. L'application a permis de transférer plus de 500 millions d'euros depuis sa création.
L'impact social
Au-delà du succès commercial, c'est l'impact social qui motive Amina. Son application a permis à des milliers de familles de rester connectées financièrement malgré la distance. Elle a également créé plus de 100 emplois entre la France, le Sénégal et le Mali.
Les conseils d'Amina aux entrepreneurs
Lorsqu'on lui demande ses conseils pour les jeunes entrepreneurs de la diaspora, Amina répond sans hésiter :
"N'ayez pas peur de viser grand. Votre double culture est une force, pas une faiblesse. Utilisez-la pour résoudre des problèmes que d'autres ne voient même pas."
Elle insiste également sur l'importance du réseau et du mentorat. "Trouvez des mentors qui ont déjà parcouru le chemin. Ils vous feront gagner des années et vous éviteront de nombreuses erreurs."
Les projets futurs
Amina ne compte pas s'arrêter là. Elle travaille actuellement sur l'expansion de PayAfrik vers d'autres continents et sur le développement de services financiers additionnels comme le micro-crédit et l'épargne.
Son rêve ? "Que chaque personne de la diaspora puisse soutenir financièrement sa famille d'origine sans perdre 30% en frais. C'est notre mission, et nous n'avons fait que commencer."
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